L’aventure commence à Punta Arenas

Avez-vous déjà eu cette envie de vous retrouver dans une petite ville qui pourrait être le point de départ pour mille aventures en mer? (Oui, je conçois bien que vous auriez des envies particulières, mais je suis comme ça, je veux faire plaisir à tout le monde.) Alors Punta Arenas est faite pour vous!

Punta Arenas Chile

Si je devais écrire un roman avec des marins qui partent à l’aventure pour découvrir de nouveaux continents (autre envie particulière et pourquoi pas?!) J’irais hiberner sans problème quelques mois dans cet endroit au (presque) bout du monde.(L’endroit est situé à 104,60 km du « vrai » bout du monde, c’est-à-dire Ushuaïa (à vol d’oiseaux, cela s’entend bien mais on ne va pas s’ennuyer à calculer toutes les distances avec tous les moyens de transport possibles))

isla magdalena
La Isla Magdalena, une île digne d’une aventure de Tintin!

Punta Arenas fut notre première étape chilienne, autant vous dire que le premier jour, nous nous sommes vite tapés dans un taxi (pas besoin de chercher d’ailleurs, c’est limite le taxi man qui nous a tapé dans son taxi sans nous poser de questions, pour tout vous dire, si on m’avait mise dans le side-car d’une moto conduite par un chien (qui sont nombreux là-bas) je ne m’en serais même pas rendue compte.)

Nous avons eu à peine le temps de baragouiner quelques mots d’espagnol avec notre voisin de taxi (qui était tout aussi au sud que nous, pour ne pas dire à l’ouest) que nous arrivions chez Dona Irma.

Dona Irma c’est une auberge super sympa, non loin du centre de Punta Arenas où il fait bon se réfugier pour piquer un roupillon après sa petite journée d’exploration. C’est super bien chauffé, le petit déjeuner est compris et complet, vraiment, c’était beaucoup trop de confort pour commencer notre séjour…(En sachant que le reste de notre périple allait se faire en tente…)

Que faire à Punta Arenas? 

  1. Vous balader dans la ville…Il ne s’agit pas de la plus conviviale ou de la plus jolie mais finalement…On s’en fout un peu non ? Punta Arenas est la plus grosse ville méridionale du Chili, son statut de ville au presque bout du monde lui confère déjà une ambiance particulière. Elle est dépaysante, nonchalante et vous donne l’envie de vous arrêter pour contempler.  Durant l’été austral, la ville, la mer et les paysages environnants sont éclairés par une lumière indéfinissable, d’une extraordinaire pureté. Cette luminosité est vraiment ce qui m’a le plus marqué durant notre séjour à Punta Arenas, elle aussi, invitait à la contemplation. Pour tout vous dire, et autant vous confirmer tout de suite que oui, je suis folle. Je me suis fait comme réflexion que ce type de « lumière » est sans doute ce que nous voyons ou percevons quand nous mourrons…Elle invitait totalement au lâcher prise.   Dans nos sociétés pressées, on nous invite très souvent à essayer de l’atteindre, il est sans doute plus facile d’y arriver dans le fin fond du Chili, éclairé par cette douce lumière australe que derrière cet écran de PC à la lumière bleutée…

Punta Arenas

  1. Faire une excursion jusqu’à la « Isla Magdalena »  où une colonie de Manchot de Magellan vous y attendra (pas vous particulièrement, ils sont là pour d’autres raisons bien sûr, ne vous attendez donc pas à ce qu’ils vous crient « surprise » à votre arrivée). Nous avons fait l’excursion avec Comapa, un tour opérateur qui propose pas mal d’excursions au départ de Punta Arenas. Nous avons embarqué à bord d’un ferry au départ de Tres Puentes (lieu-dit dans Punta Arenas, nous n’avons pas bougé d’endroit, je vous rassure). La traversée dure plus ou moins deux heures, le temps d’aller sur le pont, de passer par le détroit de Magellan et de vous imaginer, faisant partie de l’équipage de cet illustre explorateur pendant que le bateau  voguerait vers des terres inconnues, (c’est un exercice qui requiert pas mal d’imaginations mais c’est jouable!) Une fois que vous serez sur place, vous allez tout simplement adorer! Il peut y avoir des gens ou du vent ou que sais-je…Ces manchots sont définitivement les êtres les plus mignons que j’ai pu voir durant ce séjour, (en toute subjectivité bien sûr). Ils sont drôles, malins, intelligents, sportifs, bons nageurs et super adorables (on dirait le portrait de l’homme parfait) et si vous y allez durant l’été de l’hémisphère sud (pas du nord) vous aurez l’occasion de voir des bébés manchots tout duveteux et trop choupicromignon tout plein! Il m’a d’ailleurs été très difficile de garder un timbre de voix normal durant la visite de l’île…
Monument naturel los pinguinos
Isla Magdalena – Manchot de Magellan

La visite de l’île dure 1 heure, vous devez rester sur les sentiers balisés sous peine qu’on vous renvoie dans le bateau illico presto (et ils ne rigolent pas!). Cependant le trajet (4h aller/retour) en vaut vraiment la peine!

Sinon, on mange où?

Au Chili, fait comme les chiliens! En les observant, nous avons remarqué que le Kiosko Roca était toujours rempli! N’y tenant plus et le ventre gargouillant, nous avons décidé de pousser les portes de ce haut lieu de la picada (sorte de mini-sandwich).  Nous n’avons pas été déçu; 4 goûts délicieux possibles pour les picadas et un lait à la banane très agréable. Je ne peux que vous conseiller cet endroit les yeux fermés, le ventre alerte et la bouche grande ouverte.

kiosko roca (1 sur 1).jpg

Quelques questions pratiques

–> Amis campeurs, je m’adresse à vous! (Les autres, ne partez pas, cela pourrait vous intéresser aussi…) Si Punta Arenas est la première étape de votre voyage, vous n’aurez sans doute pas encore trouver le Saint Graal, c’est-à-dire ; la bonbonne de gaz.  Vous devriez pouvoir trouver votre bonheur dans la ville , en effet, il existe différentes boutiques pour le camping.

Monument nacional los pinguinos
Quelle carrure! Il n’a pas abusé des picadas, lui!

–> Lors de vos premiers pas au Chili, il est fort probable que les chiliens vous renseignent tel et tel numéro de « colectivo » pour vous rendre à différents endroits d’une ville.  Pour ne pas faire le ou la touriste (numéro que j’ai accompli lors de cette première journée à la perfection!), sachez qu’un colectivo est le plus souvent une voiture et non un bus.  On vous renseigne en général une rue où le numéro que vous désirez passe et vous n’aurez plus qu’à lever la main à l’approche du colectivo désiré. Celui-ci s’arrête, s’il a de la place.  Le prix est tout à fait dérisoire, n’hésitez donc pas à prendre ce type de transport dans les villes chiliennes. A ce propos, nous pouvons remercier une gentille mamy qui, nous voyant attendre un bus (qui n’en était pas un) a pris le temps de nous expliquer que nous faisions fausse route… Heureusement, nous serions encore d’attendre à l’arrêt de bus je crois.

Alors, avez-vous envie de foncer à Punta Arenas pour écrire un bouquin avec des marins? 🙂 

Publié par

Passionée de voyages et amoureuse de notre planète, curieuse de nature et adepte de découvertes. Grande bavarde qui aime aborder une multitude de sujets. J'aime écrire sur tout ce qui m'entoure et vous donner des envies de voyage et des informations, je l'éspère, utiles.

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